dimanche, 28 février 2010
Concerts : Mairie du XIXe contre Pleyel
En cette fin du mois de Février, deux concerts gratuits dans Paris : Les concerts d'hiver à la Mairie du XIXe et Bonanniversairemonsieurchopin à la salle Pleyel.
Samedi. La salle des fêtes de la Mairie du XIXe fleure bon les ors de la IIIe République. Style pompeux et chargé, de quoi occuper les yeux pendant de longues minutes à scruter toutes les inventions des consructeurs. Le spectacles est plus décevant. Musique brésilienne ? Qui pourrait le croire malgré quelques accents de samba par moment, mais guitare plus violoncelle plus batterie me font plutôt penser à la cacophonie d'un groupe de jazz moderne (vous avez deviné que je n'aime pas spécialement ce genre de musique). La sono est élémentaire, l'acoustique moyenne, mais surtout la batterie a du mal à ne pas étouffer la guitare. Mon regret, ne pas avoir assisté aux autres concerts, il faudra maintenant attendre l'année prochaine.
Dimanche. Une petite queue devant la porte de la salle Pleyel. Tournons le coin de la rue pour atteindre le bout. Horreur, elle s'étire tout le long de l'avenue Beaucour, nom pompeux pour une ruelle étroite mais longue, longue. Et le bout de la file qui n'est toujours pas là, pire, arrivée au bout de la rue, je constate qu'elle commence à remonter dans l'autre sens. Faut-il quand même rester ? Trois bons quarts d'heure à attendre. Enfin elle se met en mouvement. Mais la capacité de la salle sera-t-elle suffisante pour accueillir tout ce monde? Oui, car nous arrivons enfin, mais il faudra pour atteindre notre siège monter 5 étages pour atteindre le 2e balcon. Mais la vue en valait déjà la peine. De là-haut la vue s'étend sur l'immense salle et les 3000 spectateurs qui la remplissent maintenant. Il était donc temps.
Les premières notes révèlent toutes les qualités accoustiques de cette magnifique salle. Même de là-haut il est possible de distinguer toutes les subtilités sonores de cette immense piano Pleyel qui trône, seul, au milieu de l'immense scène et où vont aller s'installer tout à tour les six artistes dont une très jeune Marseillaise et pour le finale la célèbre Polonaise "Héroïque".
Le combat était donc inégal et le résultat sans surprise. Mais à vous de conclure.
22:59 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : concerts
dimanche, 21 février 2010
Le Popul'air
Belleville est une vieux quartier poulaire de Paris plein de surprises. Autour de la Place des fêtes et du Parc de Belleville, vieilles maisons, rues étroites, boutiques anciennes, lieux de spectacle ...
Aujourd'hui je voudrais vous parler du Polpul'Air, rue de Henri Chevreau. Lieu improvisé dans un ancien café, meubles hétéroclites autour d'un bar improvisé qui sert des bières et autre préparations à pertir de ce breuvage, mais chaleur humaine et convivialité. Dans un coin une porte étroite conduit à une minuscule salle de spectacle. Pas de décoration, des bancs qui sentent le bricolage mais une foule qui vient s'y entasser pour ne penser qu'au spectacle. Spectacle qui est parfois autant dans la salle que sur la scène où défile quatre comédiens qui viennent tour à tour divertir le public. Je ne citerais que les deux piliers de la maison : Vincent Leroy, compteur loufoque et Benjamin Leblanc capable de vous faire rire d'un mouvement de ses yeux.
Ensuite vous pourrez aller visiter "Aux Petits Joueurs".
21:16 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : théâtre
Conservatoire contre Zenith
Ce week-end, j'ai fait une expérience musicale curieuse. Samedi au Conservatoire de Musique de Créteil et Dimanche au Zenith pour le concert Soldarité Haïti. Intimité contre Foule, Douceur contre Fougue.
Construction moderne mais esthétique, une salle de quelques centaines de places, confortables, des musiciens amateurs mais déjà talentueux, musique classique avec des élans mélodiques, Haendel le magnifique pour clore l'audition, le tout avec une qualité acoustique et une ambiance chaleureuse. Surtout, un niveau sonore qui ne vous casse pas les oreilles, qui ne vous laisse pas des bourdonnements à la sortie.
A l'entrée des cerbères vous accueillent (je n'ai rien contre, c'est leur travail et la sécurité du public), une charmante demoiselle fouille votre sac (que peut-elle bien voir dans mon fouilli de papier pêle-mêle avec des sacs en plastique contenant différentes victuailles, ma lecture et d'autres choses encore?). Quelques milliers de fauteuils en plastique vous tendent les bras ainsi qu'une large avant-scène pour pouvoir se remuer à l'aise. Les places de face étant déjà largement occupées, je me glisse au perchoir un peu sur le côté. Les artistes défilent, tout le gratin de la chanson française, la plupart en duo, donc un moment privilégié qu'il faut savoir apprécier. Des jeux de lumière habille une charpente en mécano métallique, pas trop désagréable à l'oeil. Une ambiance électrique qui arrive à réveiller parfois toute la salle, mais une acoustique parfois douteuse et surtout trop bruyante.
Mais dans les deux cas je fus un peu maudit. Pourquoi à chaque fois le spectateur de devant fut un enfant d'une dizaine d'année, visiblement traîné là par des parents qui ne surent sans doute qu'en faire d'autre, visiblement pas concerné par le spectacle qui s'offrait à lieu, se tortillant dans tous les sens, donnant des coups dans le dossier, ...
21:14 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conservatoire, zenith










